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Jean-Auguste-Dominique Ingres

Jean-Auguste-Dominique Ingres

Jean-Auguste-Dominique Ingres

Jean-Auguste-Dominique Ingres est un peintre néo-classique français. Son père, le peintre et sculpteur Jean-Marie-Joseph Ingres, a favorisé ses penchants artistiques. Il entre en 1791 à l’Académie de Toulouse où il est formé par Jean Suau, puis se rend à Paris, en 1796, pour étudier sous la direction de Jacques-Louis David. Il s’éloigne de son classicisme par son dévouement à un idéal de beauté fondé sur de difficiles harmonies de lignes et de couleurs. Il peint le portrait d’amis ainsi que de Pierre-François Bernier, qu’il connaît de Montauban. Il remporte le prix de Rome en 1801 au cours de sa deuxième tentative, avec Les Ambassadeurs d’Agamemnon. En juin 1806, il se fiance avec Marie-Anne-Julie Forestier.

Il trouve le succès en France avec son Vœu de Louis XIII exposé au Salon de 1824, destiné à la cathédrale de Montauban. Il devient directeur de l’Académie de France à Rome de 1835 à 1840. Appelé, le 25 mai 1862, à faire partie du Sénat impérial, il y vota jusqu’à sa mort conformément aux vœux du pouvoir. Il avait été élevé au grade de grand officier de la Légion d’honneur le 14 novembre 1855.

Ingres attache au dessin une grande importance et déclarait à ce sujet : « Une chose bien dessinée est toujours assez bien peinte. » La galerie de portraits réalistes qu’il laisse, constitue un miroir de la société bourgeoise de son temps, de l’esprit et des mœurs d’une classe à laquelle il appartient et dont il trace les vertus et les limites. Ingres s’intéresse beaucoup à la texture des vêtements et des étoffes (velours, soie, satin, cachemire…) qu’il intègre dans ses œuvres de façon que la classe sociale du personnage représenté soit mise en valeur. Il s’inspire, à ses débuts, de l’esthétique de l’art grec, avant de se tourner vers une approche plus souple des courbes et des drapés. Ingres n’hésitait pas à accentuer l’anatomie de ses modèles pour atteindre son idéal de beauté ; ainsi, il rajouta quelques vertèbres à sa Grande Odalisque.

Son influence se ressent dans la peinture académique et jusque chez les impressionnistes Auguste Renoir et Edgar Degas. Celui-ci a possédé près de vingt tableaux du peintre. Au XXe siècle, Pablo Picasso fait plusieurs fois référence à son œuvre avec, en particulier, une Grande odalisque d’après Ingres peinte en 1907 et déclare : « Il est notre maître à tous ». Dans un autre genre, Man Ray a repris le thème des nus féminins de dos dans son célèbre Violon d’Ingres (vers 1920), photographie d’une modèle dénudée sur laquelle il a dessiné les ouïes de l’instrument de musique. D’autres artistes contemporains, dont Martial Raysse, ont réutilisé ses peintures les plus célèbres. On peut aussi citer Gérard Collin-Thiébaut et son œuvre Ingres, La Grande Odalisque, Transcription (puzzle en carton de 69 × 84 cm, de 1 500 pièces, réalisé en 2008).

Dominique Ingres est aussi violoniste et devient, durant un temps, deuxième violon à l’Orchestre du Capitole de Toulouse. De ce loisir est née l’expression « violon d’Ingres ». Ingres est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris (23e division). Conformément à la volonté de l’artiste de léguer à sa ville natale une grande partie de ses dessins (4 500) ainsi que certains objets personnels, le musée Ingres ouvre ses portes au milieu du XIXe siècle dans l’enceinte de l’ancien palais épiscopal de Montauban ; Armand Cambon, Montalbanais élève d’Ingres, fut son exécuteur testamentaire et le premier conservateur du musée.

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  • Jean-Auguste-Dominique Ingres
  • Jean-Auguste-Dominique Ingres
(1780-1867)
29/08/1780 Montauban (Tarn et Garonne)
14/01/1867 Paris
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