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Henri de Toulouse Lautrec

Henri de Toulouse Lautrec

Henri de Toulouse Lautrec

Henri de Toulouse Lautrec est un peintre, dessinateur, lithographe et illustrateur français.

Il est né à Albi dans l’une des plus vieilles familles nobles de France, descendant en effet en droite ligne des comtes de Toulouse, qui furent jusqu’au XIIIe siècle parmi les plus puissants féodaux du royaume. Cependant, cette branche cadette, malgré son nom illustre, vit comme une famille aisée de la noblesse de province.

Au XIXe siècle, les mariages dans la noblesse se faisaient couramment entre cousins afin d’éviter la division des patrimoines et l’amoindrissement de la fortune. Ce fut le cas des parents d’Henri, Alphonse de Toulouse-Lautrec-Monfa et Adèle Tapié de Celeyran, qui étaient cousins au premier degré. Ils eurent deux garçons dont Henri était l’aîné ; quatre ans plus tard naquit son frère Richard-Constantin, qui mourut un an après. Malgré une vie courte et marquée par la pycnodysostose, maladie génétique (ses parents étant cousins germains) déclarée en 1874 qui affectait le développement des os et donc sa croissance la stoppant à 1,52m l’œuvre du peintre est très vaste : le catalogue raisonné de ses œuvres publié en 1971 énumère 737 peintures, 275 aquarelles, 369 lithographies (y compris les affiches) et environ 5 000 dessins.

Élève au lycée Condorcet, il échoue en 1881 au baccalauréat à Paris, mais est reçu à Toulouse à la session d’octobre. C’est alors qu’il décide de devenir artiste. Soutenu par son oncle Charles et par René Princeteau, ami de son père et peintre animalier dont il avait été l’éléve, il finit par convaincre sa mère. De retour à Paris, il rend visite à René Princeteau, dans son atelier au 233, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Toulouse-Lautrec vécut pour son art. Il devint un peintre du postimpressionnisme, un illustrateur de l’Art nouveau et un remarquable lithographe ; il a croqué le mode de vie de la Bohème parisienne à la fin du XIXe siècle. Au milieu des années 1890, il a contribué par des illustrations à l’hebdomadaire humoristique Le Rire.

On le considérait comme « l’âme de Montmartre », le quartier parisien où il habitait. Ses peintures décrivent la vie au Moulin Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois ou parisiens ; il peint Aristide Bruant mais aussi dans les maisons closes qu’il fréquentait et où, peut-être, il contracta la syphilis. Il avait notamment une chambre à demeure à La Fleur blanche. Trois des femmes bien connues qu’il a représentées étaient Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert et Louise Weber, plus connue comme La Goulue, danseuse excentrique qui créa le « cancan », enfant de Clichy dans les Hauts-de-Seine où elle travailla comme blanchisseuse avec sa mère.

Toulouse-Lautrec donnait des cours de peinture et encouragea les efforts de Suzanne Valadon, un de ses modèles qui fut probablement sa maîtresse.

Dans sa jeunesse les chevaux constituaient pour lui un sujet habituel. Depuis l’enfance, il aimait l’équitation et devoir y renoncer à cause de sa maladie fut pour lui quelque chose de très douloureux, c’est pourquoi il décida de continuer à faire vivre dans ses œuvres sa passion pour les chevaux.

Au début de sa carrière, il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus représentent des femmes. En général, il préférait partir d’ébauches, mais beaucoup de ses nus doivent avoir été faits d’après nature. D’habitude ses modèles ne sont pas de belles jeunes filles, mais des femmes qui commencent à vieillir. Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.

Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression ; pour les réaliser il employait divers moyens (crayon, encre, pastel et fusain).

Bien que ne pratiquant pas lui-même la photographie, il comptait parmi ses amis et compagnons d’amusement le photographe professionnel Paul Sescau et les photographes amateurs Maurice Guibert et François Gauzi. Il se faisait photographier régulièrement par eux, s’adonnant d’une façon ludique au déguisement. Il utilisait aussi les photos de ses modèles ou de personnages pour servir de base à certaines de ses œuvres. La spontanéité et le sens du mouvement de ses compositions sont directement inspirées de l’instantané photographique.

Il créa 31 affiches et 325 lithographies, inventant une technique de “spray” originale, consistant à gratter une brosse à dents chargée d’encre ou peinture avec un couteau.

N’ayant pas besoin d’exécuter des œuvres sur commande, Lautrec choisissait des sujets qu’il connaissait bien ou des visages qui l’intéressaient et, comme il fréquentait des gens de toute sorte, ses tableaux couvrent une vaste gamme de classes sociales : nobles et artistes, écrivains et sportifs, médecins, infirmières et figures pittoresques de Montmartre. Beaucoup de ses tableaux (tel Salon de la rue des Moulins) montrent des prostituées parce qu’il les considérait comme des modèles idéaux pour la spontanéité avec laquelle elles savaient se mouvoir, qu’elles fussent nues ou à moitié habillées.

Il peignait leur vie avec curiosité, mais sans moralisme ni sentimentalisme et, surtout, sans chercher à leur attribuer le moindre caractère fascinant. Allant au bordel aussi bien par plaisir que par nécessité (en raison de son handicap dû à la pycnodysostose), il y trouvait une vraie affection, si bien qu’il se démarque en donnant à voir des images sans jugement moralisateur et sans voyeurisme. Véritable mascotte des prostituées, ces dernières lui donnent le surnom de « cafetière » en raison de son priapisme ou de la proportion d’un de ses organes sexuels.

En tant qu’illustrateur Toulouse-Lautrec a réalisé des affiches devenues célèbres et, partie moins connue de son œuvre, il a également illustré une quarantaine de chansons, des succès principalement interprétés dans les trois grands cabarets parisiens de l’époque : Le Moulin Rouge, Le Mirliton d’Aristide Bruant.

Son ami Henri Rachou (1856-1944) réalisa son portrait en 1883 (Musée des Augustins de Toulouse, don Georges Séré de Rivière, 1930).

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(1864-1901)
24/11/1864 Albi
09/09/1901 Saint André du Bois
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