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Église Notre-Dame-des-Sablons d’Aigues-Mortes

Église Notre-Dame-des-Sablons d’Aigues-Mortes

Église Notre-Dame-des-Sablons d’Aigues-Mortes

La date de construction de l’église Notre Dame des Sablons n’est pas connue. Elle est le dernier témoignage de l’embarquement de Saint Louis pour les croisades.

Elle a vraisemblablement été construite avant les remparts, vers le milieu du XIIIe siècle, à l’époque de saint-Louis où s’entremêlent les parties gothiques aux remaniements des XVIIe et XVIIIe siècles. Collégiale en 1537, elle fut saccagée par les protestants en 1575. La chute de son clocher en 1634 provoque de nombreux dégâts, qui la rendent inutilisable durant près d’un siècle. La paroisse est transférée, un temps, dans la Chapelle des Pénitents blancs. Les travaux principaux se déroulent de 1738 à 1744, tant sur l’orientation de l’édifice que sur la tour de l’horloge. Pendant la révolution française, le bâtiment servit d’église décadaire, puis de caserne, et dépôt de sel. Elle ne redevient église catholique qu’en 1804 et fut restaurée dans un style “néo classique-baroque” assez chargé.

L’église est inscrite au titre des monuments historiques, depuis le 6 décembre 1949, puis classée depuis le 31 août 1990 pour son autel gallo-romain.

De 1964 à 1967 tout le décor XIXe disparaît, notamment les plafonds à caissons, pour laisser place à l’église beaucoup plus sobre et dans l’esprit médiéval que nous voyons aujourd’hui. Le reste du mobilier XVIIIe et XIXe siècles a disparu à cette occasion à l’exception de quelques statues.

En 1989, le père Maurice Archet prit l’initiative de doter les 31 baies de son église de vitraux modernes. Avec le soutien du maire d’Aigues-Mortes et du ministère de la Culture, le projet de création est confié à Claude Viallat (artiste contemporain appartenant au mouvement artistique Supports/Surfaces) qui venait de réaliser les 11 fenêtres du choeur gothique de la cathédrale de Nevers, également dédiée à la Vierge. Cette expérience et l’intérêt de composer une oeuvre complète, d’une parfaite cohésion, pour un édifice sobre et dépouillé, le conduisit à accepter. Toutefois pour ce chantier, Claude Viallat ne souhaitera pas utiliser les techniques traditionnelles du vitrail serti au plomb comme à Nevers. Il mettra au point en collaboration avec le verrier Bernard Dhonneur un nouveau procédé de feuilletage du verre antique gravé.

Les thèmes retenus par le père Maurice Archet et l’artiste seront exprimés par une symbolique des couleurs propre à Claude Viallat.

La transcription de la Trinité, dans les baies du choeur, est rendue par une composition de roses à l’or, rouges et jaunes associés au bleu.

Les chapelles latérales portent des dédicaces aux pulsions maléfiques et bénéfiques avec l’introduction du jaune citron et du vert. Les fenêtres hautes, réservées à une interprétation naturaliste, évoquent le ciel méditerranéen et les salins par des dégradés qui illuminent les parties hautes de l’édifice.

La rose de la façade ouest, quant à elle, exaltera la croix comme signe du Christ Sauveur et de l’unité des chrétiens.

Le 25 août 1992, jour de la Saint-Louis, le prince Louis de Bourbon y prononce son premier discours en tant qu’héritier du trône de France. Il est alors fait citoyen d’honneur de la ville d’Aigues-Mortes par le maire, René Jeannot.

Le 25 avril 2014, la ville d’Aigues-Mortes organise les cérémonies commémoratives à l’occasion du 800e anniversaire de la naissance de Saint-Louis. Une messe est alors célébrée par Mgr Robert Wattebled. Le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, ainsi que son épouse, Marie-Marguerite, participent aux commémorations.

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