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Abbaye Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech

Abbaye Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech

Abbaye Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech

L’église abbatiale d’Arles-sur-Tech (Pyrénées Orientales) est le plus ancien monastère carolingien du Roussillon. Elle présente un plan complexe qui atteste de plusieurs étapes successives de construction aux XIe et XIIe siècles, et se manifeste par l’existence de trois absides semi-circulaires creusées dans le mur de façade, lesquelles ont conservé d’intéressants vestiges d’un décor de fresques. Un sarcophage, le linteau du portail d’entrée surmonté d’un tympan où est encastrée une croix grecque, et l’encadrement d’une fenêtre témoignent d’un art roman proche de celui de Saint-Génis des fontaines. En revanche, le cloître du XIIIe présente d’élégantes arcades gothiques, dont les chapiteaux stylisés évoquent le dépouillement de l’art cistercien.

En 739 les Sarrasins envahissent la Septimanie. Ils la conserveront jusqu’en 811. Cette année-là, Charlemagne parvient à les repousser de l’autre côté des Pyrénées. Le Roussillon est pacifié mais il faut le repeupler. En effet, l’avancée des Sarrasins avait fait fuir les Wisigoths, derniers habitants de la région. Toute la vallée du Tech est déserte. Il ne reste que les vieux bâtiments romains et quelques constructions wisigothiques, essentiellement à usage défensif. Pour faire venir des pionniers francs, Charlemagne fait venir des religieux. En construisant des abbayes, ceux-ci amènent la chrétienté dans la région, point de départ à l’époque de toute colonisation.

C’est un certain Castellanus, moine venant d’Espagne qui s’installa temporairement aux bains d’Arles (actuellement Amélie-les-Bains) en tant qu’ermite. Ces thermes étaient des constructions antiques abandonnées. Il cherchait un terrain pour y implanter une abbaye. Il trouva le lieu parfait. Ce fut sur ces ruines que le moine édifia un monastère.

Un document de 778, le premier indiquant l’existence de l’abbaye, nous apprend qu’elle a été détruite. En 820, une deuxième abbaye est fondée sur le site actuel, par l’abbé Sunifred, frère de Wilfred le Velu qui était le fondateur de la Maison de Catalogne. Elle est dédiée à sainte Marie. C’est celle qui est toujours visible aujourd’hui. Louis le Débonnaire accorde à Castellanus et à sa communauté, déjà importante, la protection royale par une charte du 17 septembre 821.

Cette abbaye draine une importante population dans la vallée. En 832, le successeur de Castellanus, Babylas, vient à Elne pour faire reconnaître ce qui appartient à l’abbaye. Des arpenteurs sillonnent la vallée pour apposer des bornes, limitant ainsi le terrain foncier de l’abbaye.

En 1078, l’abbaye passe sous l’obédience de celle de Cluny, concrètement, elle passe sous les ordres de l’abbaye de Moissac.

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