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Toulouse

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Toulouse, surnommée la ville rose, est le chef-lieu de la Haute-Garonne et du département Midi-Pyrénées. Oppidum fondé par les Volques Tectosages, conquise par le consul Cépion en 105 av. J.-C., Toulouse est dès ses origines une capitale économique importante en raison de sa position géographique stratégique sur l’axe Méditerranée-Atlantique. Au Ier siècle, le centre de peuplement se déplace dans la plaine de la Garonne ; la cité gallo-romaine s’orne alors de nombreux monuments (aqueduc, théâtres et amphithéâtre, thermes, temples, etc.).

Capitale du royaume wisigoth à partir de 413, la ville revient sous domination franque après la victoire de Clovis contre les Wisigoths à Vouillé (506). Toulouse devient alors la capitale d’un duché indépendant ; le duc Eudes s’illustre d’ailleurs en repoussant les envahisseurs arabes en 721. A la fin du VIIIe siècle, Charlemagne décide de créer un royaume d’Aquitaine, dont son fils, Louis le Pieux, devient roi. Toulouse est sa capitale. Mais les crises de succession aboutissent à la scission de ce royaume en deux entités : un duché d’Aquitaine et un comté de Toulouse.

La ville connaît alors une forte expansion démographique et urbaine. Au XIIe siècle, une nouvelle administration voit le jour : 8 magistrats, les Capitouls, sont élus et administrent la ville au nom du comte ; ils représentent la bourgeoisie commerçante de la ville. C’est aussi à cette époque que l’hérésie cathare s’implante fortement dans la cité ; en 1209, le pape Innocent III appelle à une croisade contre ces hérétiques, dénommés Albigeois. En 1211, Simon de Montfort échoue devant Toulouse, mais parvient à défaire l’armée toulousaine devant Muret en 1213.

En 1216, il entre dans Toulouse, dont il se nomme comte. En 1217, Raymond VI revient à Toulouse, qui se révolte et relève ses murailles ; Simon de Montfort est contraint à un siège, au cours duquel il trouve la mort (1218). Son fils Amaury échoue à son tour, tout comme le prince Louis, fils du roi Philippe Auguste, en 1219. En 1222, Raymond VII succède à son père ; il parvient à reconquérir l’ensemble du « grand Languedoc » mais finit par capituler en 1229 devant le roi Louis IX (traité de Meaux) : Toulouse perd son indépendance.

En 1271, Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse depuis 1249, meurt sans descendance et le comté de Toulouse est alors intégré au domaine royal. Les capitouls perdent leurs prérogatives et la ville continue de se développer, malgré les crises économiques, la peste et la guerre de Cent Ans. Au XVe siècle, Toulouse se dote d’un parlement ; au niveau économique, le commerce du pastel prend son essor et la ville connaît une période de forte prospérité jusqu’au milieu du 16ème siècle.

Sur le plan religieux, Toulouse est fortement marquée par les guerres de religion entre protestants et catholiques. Au XVIIe siècle, la population est décimée par la peste. Malgré tout, la ville reste prospère grâce à son agriculture ; le commerce du blé justifie d’ailleurs la réalisation du canal du Midi entre 1666 et 1681. Toulouse est peu marquée par la révolution industrielle puisque son économie reste essentiellement liée à la terre. En 1856, la création de la gare Matabiau marque un nouvel essor urbain. Avec la Première Guerre mondiale, Toulouse développe ses industries (chimiques et aéronautiques). Elle constitue aujourd’hui le plus important pôle français de l’industrie aéronautique et spatiale. C’est également une importante ville étudiante (son université, créée en 1229, est l’une des plus anciennes de France) qui accueille plus de 100 000 étudiants.

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