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Le Quercy

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La région du Quercy se divise en deux parties : le haut Quercy qui recouvre le Tarn-et-Garonne et le Lot ; le bas Quercy, au territoire de collines, qui englobe les plaines du Tarn et de la Garonne. Historiquement, le Quercy correspond à l’aire géographique placée sous l’autorité du diocèse de Cahors. Objet des rivalités entre la France et l’Angleterre à partir du XIIIe siècle, le Quercy réintègre définitivement le domaine royal en 1472. En 1790, le Quercy est intégré dans le département du Lot ; une partie en a cependant été détachée en 1808 pour être intégrée au département du Tarn-et-Garonne.

La cohésion du Quercy se maintient par la puissance retrouvée et incontestée de l’évêché de Cahors. Il commande le pays et encourage de nombreuses fondations d’abbayes et de prieurés, évoluant en autant de seigneuries religieuses. Prolongeant l’ouverture aux multiples influences du nord, Moissac est ainsi à l’origine du style roman languedocien. Montauban est une bastide fondée en 1144 par Alphonse Ier Jourdain, comte de Toulouse. L’essor de la ville est rapide et sa richesse et son organisation devient modèle, au point qu’elle initie un mouvement d’émancipation municipale, imitée ensuite par Toulouse et son consulat.

En octobre 1214, Simon de Montfort réunit à Figeac pour la première fois les États du Quercy à la demande de Philippe Auguste pour recevoir la soumission des routiers de Capdenac, le 23 octobre. Le 2 février 1231 s’est tenu à Rocamadour une assemblée pour lutter contre le brigandage. Le vicomte de Turenne, Bertrand de Gourdon, l’abbé de Tulle, les consuls de Cahors et de Figeac, un abbé, un prieur, dix-sept seigneurs et autant de communes signèrent un pacte d’association1.

Roc Amadour, filiale de l’abbaye de Tulle, est le grand lieu de pèlerinage quercynois. À son apogée médiéval, sa population dépasse 20 000 habitants. L’extirpation de l’hérésie cathare suscite la croisade contre les Albigeois. Dans une répression d’une violence disproportionnée, elle frappe le Quercy arrimé au comté de Toulouse et justifie l’intervention royale, protectrice. Louis IX le confisque en 1228. À la mort de Jeanne de Toulouse, en 1271, le Quercy se retrouve au cœur des querelles et guerres franco-anglaises.

C’est pour les belligérants un morceau de la Guyenne, au point que Quercy et Haute-Guyenne soient synonymes. Supposé acquis par le royaume de France, le Quercy était prévu devoir être rendu à la couronne anglaise par le traité de Paris en 1259 si Jeanne de Toulouse mourrait sans héritier. En 1271, Philippe III s’est emparé de tous les domaines de Jeanne de Toulouse, y compris le Quercy. Des négociations entre Édouard Ier et Philippe le Hardi ont abouti au traité d’Amiens de 1279 qui a entraîné le retour de l’Agenais et de la Saintonge à la Couronne d’Angleterre, mais laissa la souveraineté sur le Quercy en suspens.

Finalement il est resté en possession de Philippe le Bel en 1286 contre le paiement d’une rente annuelle. Entre 1290 et 1360, les royaumes de France et d’Angleterre se disputent les confins de l’Aquitaine. En 1360, le Quercy subissant les affres de la peste noire depuis onze années est rendu à l’Angleterre par le traité de Bretigny-Calais. Mais la reconquête française ne tarde pas, orchestrée par Bertrand Du Guesclin pour le roi Charles V de 1373 à 1380

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