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La nouvelle région Occitanie

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Cette région est le résultat de la fusion en 2015 de la région Languedoc-Roussillon (5 départements) et de la région Midi-Pyrénées (8 départements). Géographiquement, les deux anciennes régions sont assez différentes. En effet, quatre des cinq départements de l’ancien Languedoc-Roussillon sont bordés par la Méditerranée tandis que les huit départements de l’ancien Midi-Pyrénées sont continentaux et tous leurs cours d’eau, y compris ceux de la Lozère (située pourtant dans l’ancien Languedoc-Roussillon), se dirigent vers l’Atlantique.

Si on peut considérer que cette nouvelle région correspond historiquement à l’ancien comté de Toulouse au XIIIe siècle, elle n’a pas une forte unité si l’on excepte le fait que 12 départements sur 13 sont originellement situés dans la zone de langue occitane, le treizième département étant pour l’essentiel dans la zone catalane, langue très voisine de l’occitan. Il s’agit donc d’une région réunissant une partie de l’Occitanie et la partie de la Catalogne située en France. Même si une partie des administrations régionales est basée à Montpellier, c’est Toulouse, la plus grande ville de la région, qui en est tout naturellement la capitale.

Au début du XIXe siècle, l’économie de la région est équilibrée entre une polyculture vivrière, un large panel d’industries (textiles, métallurgiques, minières) et un commerce terrestre et maritime traditionnel encore modeste (ports de Sète, Port-La Nouvelle, Port-Vendres). L’arrivée du chemin de fer à Nîmes, Montpellier, Carcassonne, Toulouse au milieu du XIXe siècle bouleverse une économie jusque-là basée sur la polyculture (ici la viticulture, là l’arboriculture ou l’élevage), l’exploitation du charbon à Decazeville, Carmaux, La Grand Combe, Graissessac, l’exploitation du fer autour du Canigou, les industries mécaniques et textiles dispersées dans la plupart des villes de l’ensemble de la région (Castres, Mazamet, Graulhet, Tarbes, Carmaux, Toulouse, Béziers…)

En bas-Languedoc méditerranéen et en Roussillon, le chemin de fer est à l’origine de l’ essor sans précédent de la viticulture attirant les capitaux, qui abandonnent peu à peu une partie des industries traditionnelles textiles et métallurgiques dispersées, et faisant de Sète un grand port de commerce du vin. Il s’ensuit un siècle de prospérité à l’ouest de la région, avec un essor démographique important, jusqu’à ce que les crises récurrentes de mévente du vin à partir du milieu du XXe siècle contraignent la région méditerranéenne à rechercher d’autres activités tout en modernisant son vignoble.

La partie occidentale de la nouvelle région, aquitaine pour l’essentiel, ne connaît pas des changements aussi brutaux. Cependant, Toulouse grâce à ses activités multiples, industrielles, commerciales et administratives connaît un essor important. La ville, grâce à son industrie aéronautique, à son rôle intellectuel avec ses universités et ses administrations, devient à la fois le grand marché et la grande ville universitaire du bassin aquitain. Montpellier a moins d’atouts mais, avec le grand essor de ses universités et la concentration à son profit des administrations des départements de la bordure méditerranéenne, la ville figure au second rang du palmarès des villes de la région.

Aujourd’hui, le sud-ouest est toujours une région de polyculture (maïs, blé et vignobles épars notamment dans l’Aude, le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne), d’élevage bovin (Tarn, Lozère, Hautes-Pyrénées), d’élevage ovin et caprin (Aveyron, Lot). La partie aquitaine de la région maintient ses industries agro-alimentaires ainsi que ses industries mécaniques traditionnelles (à Castres et Mazamet) ou pharmaceutiques (Groupe Fabre à Lavaur).

Aujourd’hui, la région est devenue une grande région touristique en même temps qu’elle attire un grand nombre de personnes des autres régions de France et d’Europe du Nord en raison de son climat, de son infrastructure commerciale, de son infrastructure universitaire et en raison aussi de l’installation à Toulouse et à Montpellier de grands centres de recherche. De plus les universités de Toulouse, Perpignan, Montpellier et Nîmes ont essaimé dans la plupart des villes des treize départements (Albi, Auch, Béziers, Cahors, Carcassonne, Castres, Foix, Mende, Montauban, Narbonne, Rodez, Tarbes).

Le tourisme traditionnel est toujours présent : tourisme religieux (Lourdes), thermal (Bagnères-de-Bigorre, Cauterets, Luchon, Lamalou-les-Bains, Vernet-les-Bains…), culturel (grands sites comme le Pont du Gard, le viaduc de Millau…) et musées (Les Augustins à Toulouse, Goya à Castres, Toulouse-Lautrec à Albi, Fabre à Montpellier, musée archéologique à Agde, préhistorique à Tautavel, Musée Soulages à Rodez… Mais c’est surtout le tourisme balnéaire des rives de la Méditerranée qui est un des moteurs principaux de l’économie régionale avec, à partie des années 1970, l’aménagement de côte du golfe du Lion avec Le Cap d’Agde, première station touristique française.

Enfin, la nouvelle région a fourni au pays durant les XIXe et XXe siècles, des personnalités de premier plan comme les savants Chaptal et François Arago (également chef du gouvernement provisoire en 1848), les maréchaux Joffre et Foch, les présidents de la République Gaston Doumergue et Vincent Auriol, les hommes politiques Cambacérès, Gambetta et Jaurès, le grand résistant Jean Moulin aussi bien que des musiciens comme Gabriel Fauré et Georges Auric.

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