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La Grande-Motte

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La Grande-Motte (La Granda-Mota ou Lo Motàs en occitan) est une commune française située dans le département de l’Hérault et la région Occitanie. Station balnéaire et port de plaisance de la côte littorale à proximité de Montpellier, dont les travaux ont démarré en 1965 sur un terrain vierge, la Grande-Motte se caractérise par une grande homogénéité architecturale, dont les éléments les plus visibles sont les immeubles en forme de pyramide. La station reçoit deux millions de touristes par an. Elle est délimitée par deux étangs, l’étang de l’Or au nord-ouest et l’étang du Ponant à l’est, alimenté par le Vidourle. Au sud, la mer Méditerranée, et plus précisément le golfe d’Aigues-Mortes (inclus dans le golfe du Lion), borde ses trois hectares de plages.

Le territoire actuel de la Grande-Motte est une ancienne partie de la commune de Mauguio ; à l’époque, ce territoire était une zone naturelle inhabitée car c’était un marécage impropre à l’urbanisation isolé des villages alentour par l’étang de l’Or. À partir des années 1960 et de la mission Racine, la Grande-Motte devient une station balnéaire créée ex nihilo avec port de plaisance, immeubles, campings… L’objectif était de détourner les touristes des destinations espagnoles de l’époque. À la Grande-Motte, l’architecte Jean Balladur rompt avec la tradition de l’architecture pittoresque des villes balnéaires qui privilégie le palace de luxe et le Grand Hôtel, la promenade du bord de mer bordée de palmiers, le casino ou les thermes pour une clientèle aisée qui y prolonge sa saison mondaine. Le projet de Jean Balladur est très décrié à l’époque car, répondant à la démocratisation du tourisme de masse, il crée des terrains de sports, un palais des congrès, des commerces, une plage bordée d’un simple chemin piéton, un plan de desserte des plages en peigne, des façades perpendiculaires au littoral, éliminant la hiérarchie entre les appartements avec vues et les logements mal exposés. Son œuvre est surtout marquée par les immeubles de type ziggourat rappelant les pyramides précolombiennes (inspirés en particulier par les célèbres pyramides de Teotihuacán, au Mexique) et des architectures modernes du Brésil qu’il a visitées. L’objectif de ces pyramides à 60° est de fournir des points de vue différents à chaque habitant qui dispose de balcon et terrasse à chaque étage et de réaliser une transition douce entre le littoral et la chaîne montagneuse des Cévennes. Grâce à cette réalisation architecturale, la ville a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » le 19 janvier 2010.

1965, les premières machines de dragage apparaissent au milieu des marécages. En 1966, une drague creuse le port et l’étang du Ponant et puise les matériaux nécessaires au remblaiement assurant les bases de la future ville et pour rehausser le sol de la future station de deux mètres. Les travaux du port commencèrent réellement en septembre 1966, l’étang du Ponant a été achevé en mai 1967. Le 22 juillet 1967, le ministre Raymond Marcellin inaugure le port de La Grande-Motte. Et quelques mois plus tard, le 24 octobre 1967, le général de Gaulle qui atterrit en hélicoptère à l’emplacement du quai d’honneur vient visiter le chantier de la Grande-Motte. En juillet 1975 se déroule la pose de la première pierre de l’église Saint-Augustin dont une des cloches, classée, du XVIIe siècle, provient de la cathédrale de Nîmes et en arbore d’ailleurs les armes, le fameux crocodile attaché à son palmier.

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