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Foix

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La ville de Foix (en occitan Fois) est le chef lieu du département de l’Ariège dans la région Occitanie.

Le site défensif remarquable du confluent de l’Ariège et de l’Arget a très tôt attiré les hommes : des vestiges préhistoriques ont été découverts dans les grottes du rocher, un bourg exista à l’époque mérovingienne et on y frappa la monnaie ; une abbaye bénédictine, attestée en 849, s’établit au pied du rocher puis vers l’an mil, on dressa le château qui commandait tous les accès à la haut vallée et qui devint le siège d’une puissante famille comtale.

La véritable naissance de la ville se situe au début du XIIe siècle, quand le chantier de reconstruction de l’abbaye Saint-Volusien attira et fixa de nombreux artisans. Comte et abbé se partageaient la seigneurie de la ville et le produit de ses marchés et du péage de son pont.

La ville fut attaquée à plusieurs reprises lors de la Croisade contre les Albigeois mais le château ne fut pris qu’une fois en 1272, par le roi voulant punir le comte rebelle.Même si les comtes quittèrent leur bille en 1290 pour le Béarn, ils gardèrent toujours avec elle des liens privilégiés. Elle bénéficia toujours du prestige de ville comtale puis de capitale de province, siège des Etats de Foix, nés en 1391 dans l’abbatiale Saint-Volusien, et d’un gouverneur chargé de la défense du pays, que ce soit durant les guerres de religions ou au temps des guerres avec l’Espagne.

A l’antique abbaye, vinrent s’ajouter aux XVIIe et XVIIIe siècle Capucins, dames cisterciennes des Salenques et Soeurs hospitalières. Ville administrative, ville militaire, ville abbatiale, Foix était aussi un très actif centre d’échanges à la jonction de la plaine agricole et de la montagne productrice de bétail, de bois et de fer et, qui plus est, sur le grande voie Toulouse-Barcelone, ce qui fit naître une riche bourgeoisie marchande. Elle avait aussi une importante activité textile et métallurgique de transformation, en ses murs et dans la vallée de la Barguillère.

C’est son statut séculaire de chef-lieu de province qui la fit préférer en 1790 (après de durs débats) à Pamiers, pourtant plus peuplée, comme chef-lieu de l’Ariège. Foix continua à vivre de sa petite industrie, qui s’amenuisa au XXe siècle mais perdure encore avec une usine de composants électroniques, et surtout de ses administrations et de ses commerces. Le centre de Foix a préservé son plan médiéval, ses ruelles tortueuses, ses passages couverts, ses maisons à colombages, ses portes sculptées.

Esclarmonde, veuve du vicomte de l’Isle Jourdain, à qui elle avait donné de nombreux enfants et soeur du comte Raimond Roger de Foix, fut ordonnée Bonne Chrétienne cathare à Fanjeaux en 1204 des mains de Guilhabert de Castres, en même temps que trois autres dames nobles. Elle vécut ensuite en communauté à Pamiers mais n’eut jamais dans l’Eglise cathare les responsabilités qu’imagina au XIXe siècle Napoléon Peyrat, fondateur d’un véritable mythe d’Esclarmonde. Sa belle-soeur Philippa, femme de Raimond Roger et mère de Roger Bernard II de Foix était, elle aussi, entrée dans les ordres cathares et, dans les premières années du XIIIe siècle, vivait en communauté à Dun.

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