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Pierre Thiollière

Pierre Thiollière

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Pierre Thiollière est né en 1948 dans une famille paysanne des Monts du Pilat, une montagne qui tient séparés le Rhône et la Loire, là où ils sont le plus proches, exactement dans la campagne de Saint Genest Malifaux, un village rude à 1000m d’altitude. Il est l’aîné de 12 enfants.

Il alterne sa scolarité entre le public et le privé. Ecole primaire dans une classe unique de hameau, avec des institutrices laïques. Puis dès l’âge de 9 ans le choc de la pension chez les maristes. Cela dure deux ans, puis c’est l’école normale du Diocèse, à Lyon. Après ces 9 ans de pension religieuse, il retrouve la laïcité à l’Université de Lyon pour des études d’espagnol. Pour vivre, des surveillances, puis après la licence, tout en continuant ses études, ses premières classes d’espagnol dans un collège privé.

En 1970 il se marie une première fois et partent en coopération à Madagascar où il va passer trois années comme enseignant au bord de la baie magnifique de Diego Suarez. En 1973, après avoir soutenu un mémoire de maîtrise intitulé “Vision du monde de César Vallejo dans Los Heraldos negros”. Itinéraire idéologique d’un poète, il obtient l’agrégation et continue sa carrière de professeur d’espagnol dans la région stéphanoise.

En 1994 il devient docteur es lettres avec une thèse intitulée “Les métamorphoses du Centaure”. Erotisme et morale traditionnelle dans “Moralidades et Poemas Póstumos de Jaime Gil de Biedma”. Entre 1995 et 1997 il est maître de conférences à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, puis entre 1997 et 2006 à l’Université de St Etienne. En 2005, il soutient une Habilitation à Diriger des Recherches, qui lui permet d’exercer comme professeur des universités à Besançon de 2006 à 2010, année où il décide de prendre sa retraite et de gagner le sud.

Sa vie politique, sa vie de citoyen de France et du monde, a pris beaucoup de place dans son existence. Après la révélation de mai 68, il adhère au PSU en 1969. A Madagascar, sa coopération avec les malgaches plutôt qu’avec les ex colonisateurs lui vaut d’être retiré en 1973. En France, c’est l’époque des LIP et du Larzac, et aussi des comités de soldats et des manifestations antinucléaires, entre autres luttes.
En 1984 il participe à une « brigade » de solidarité avec le Nicaragua sandiniste. Ils travaillent à la construction d’une ligne téléphonique et tombent dans une embuscade de la contra. Certains de ses camarades sont blessés. Après la dissolution du PSU, il fait un tour chez les écologistes, puis au Parti de Gauche.

Tous ces aspects de sa vie ont nourri son écriture et notamment sa poésie. Le poème le plus ancien qu’il a conservé a été écrit à l’âge de 12 ans. Il s’appelle « Hymne au printemps ».

Son premier livre édité s’intitule, avec une faute d’orthographe coquine, “Encéphalliques, poèmes du libre amour” (1989). Il est épuisé et il a publié en 2011 une réactualisation du recueil sous un titre qui fait allusion à un poète médiéval espagnol, “Poèmes du bon amour”. Il en a fait également une version espagnole.
Le second ouvrage, épuisé aussi, s’appelle “Loin de Nosy Ména” (1991). C’est une évocation heureuse et nostalgique de Madagascar et de l’Océan Indien, des poèmes accompagnés par les dessins d’une peintre réunionnaise, Claude Couteau.
Le troisième recueil, “Automne en mai” (1999), est un journal de voyage en poèmes et photos dans le cône sud de l’Amérique, voyage dans les paysages et les réalités humaines, mais aussi voyage intérieur.

En 2011, il publie en plus des “Poèmes du bon amour” un recueil de nouvelles intitulé “Ecbatane et autres récits de sexe et de sang”, et aussi un essai, “Carlos Barral poète”, sous-titré “La nature et la mer, miroir du moi”, aux Presses Universitaires de Franche-Comté.

En 2014, il publie “La Geste des Pilpa”, un poème épique sur la lutte des ouvriers glaciers de Carcassonne pour sauver leur emploi, et “Saint Ginès, bouffon et martyr”, chez L’Harmattan, une tragicomédie située dans une dictature latinoaméricaine.

Dans ses cartons, beaucoup de poèmes inédits, dont il aime beaucoup en faire la lecture publique. Poèmes qui parlent de liberté, de solidarités humaines, d’amour, d’enfants, fantaisies également. Il a entrepris aussi la traduction de quelques poètes espagnols, Gil de Biedma, Barral. Il publie dans des revues universitaires nombre d’études sur eux et d’autres qui leur sont contemporains. Il regroupera un jour ces études dans un livre.

Autre projet, l’édition d’un roman de littérature fantastique qui met en scène des êtres de pierre dont les aventures se déroulent sur la planète Pluton, aujourd’hui déclassée. Le titre provisoire est “Koz Témoc, la pierre blessée”. Ses enfants ont manifesté un grand intérêt pour ces aventures, contées soir après soir. D’innombrables carnets et cahiers intimes dorment dans des cartables secrets, qui seront source de romans et poèmes futurs. Un début de pièce de théâtre demande aussi à être repris. Bref, les projets sont très nombreux.

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